
Humanitarian aid in Burkina Faso: our intervention
We have been present in Burkina Faso since 1985, and in the Soum and Liptako regions since 2016. With a long-standing commitment to the country’s most vulnerable populations, we work to build resilience, protect rights, and open pathways out of crisis. Our interventions range from food security to protection, from vocational training to disaster risk reduction and safe migration, and are carried out in close collaboration with communities, institutions, and local partners.
The crisis in Burkina Faso
Burkina Faso is facing a protracted humanitarian crisis, driven mainly by insecurity, which continues to severely affect the civilian population. According to United Nations estimates, 4.4 million people will need humanitarian assistance in 2026, with approximately 1.2 million in a situation of extreme vulnerability.
Humanitarian access remains extremely difficult, and many areas are under blockade and reachable only by air or with escorted convoys. The crisis disproportionately affects the most vulnerable groups. More than 800,000 children are out of school due to the closure of schools in areas directly affected by the crisis, while severe acute malnutrition is rising alarmingly in blockaded zones.
Women and girls are more exposed to sexual and gender-based violence during displacement, a situation made worse by the lack of specialized services. In addition, young adults face a critical absence of training and employment opportunities, a factor that fuels social frustration and the risk of radicalization.
The country is facing a deep and multidimensional crisis that is significantly worsening the living conditions of the population. Some numbers follow: 1,761,915 people are forcibly internally displaced; 4,900,000 are in need of humanitarian aid, among which there are more or less 2,842,000 children; while 2,360,000 people ae victims of food insecurity.
Furthermore, on the educational level, 4,258 schools are currently closed, while on the helth sector 197 health facilities do not work and 408 facilities are only minimally functioning.
What we’re doing to provide support and ensure protection
We currently operate through our office in Ouagadougou and in the northern regions of Soum and Liptako, with offices in Djibo and Gorom-Gorom. Our work in the northern regions focuses primarily on internally displaced people and host communities in vulnerable conditions. In the areas surrounding the capital, we work to ensure livelihoods for the population, as well as early warning and prevention systems in anticipation of increasingly frequent extreme weather events.

On the food security front, we strengthen agri-food systems and distribute food or cash transfers to families with limited access to food, with the goal of reducing the use of negative coping strategies and supporting the resilience of the most vulnerable households.
Protection—with a particular focus to the northern regions, where the presence of armed groups and displacement exponentially increase the risks for the most vulnerable people—is another central pillar of our work: we implement feedback, complaint, and response mechanisms within our projects; we provide psychosocial support and manage the most critical cases; we create child-friendly spaces where children can regain a sense of safety and normalcy; we distribute hygiene “dignity kits”; and we organize awareness-raising and training sessions in the communities where we operate.
In the central region of Kadiogo, we support young people through technical training programs, job placement, and the development of microenterprises in the agricultural and livestock sectors, helping to build concrete economic opportunities in a context where youth unemployment is one of the main causes of vulnerability and radicalization.
We also work alongside CONASUR and Burkina Faso’s National Council for Emergency Relief and Rehabilitation to strengthen early warning systems for extreme weather events, with the goal of anticipating crises rather than merely responding to them.
On the issue of migration, our work has a regional scope and extends beyoond Burkina Faso to Mali, Benin, Ivory Coast, and Togo: we work to prevent irregular migration, combat the smuggling of migrants and human trafficking, and ensure the protection of women and young people in vulnerable situations, who are often the most exposed to abuse along migration routes.
Finally, through our WASH activities, we build simplified water systems for agricultural use, helping to improve access to water in the most isolated rural communities.
Aide humanitaire au Burkina Faso : notre intervention
Nous sommes présents au Burkina Faso depuis 1985, et dans les régions du Soum et du Liptako depuis 2016. Forts d’un engagement de longue date en faveur des populations en condition de vulnérabilité, nous œuvrons pour renforcer la résilience, protéger les droits humains et ouvrir des voies de sortie de la crise. Nos interventions vont de la sécurité alimentaire à la protection, en passant par la formation professionnelle, la réduction des risques de catastrophes et la migration en toute sécurité. Elles sont mises en œuvre en étroite collaboration avec les communautés, les institutions et les partenaires locaux.
La crise au Burkina Faso
Le Burkina Faso est confronté à une crise humanitaire prolongée, principalement due à l’insécurité, qui continue de frapper durement les populations civiles. Selon les estimations des Nations unies, 4,4 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire en 2026, dont environ 1,2 million se trouvent en situation d’extrême vulnérabilité. L’accès humanitaire reste extrêmement difficile et de nombreuses zones sont bloquées et ne sont accessibles que par voie aérienne ou par des convois escortés. La crise touche de manière disproportionnée les groupes les plus vulnérables. Plus de 800 000 enfants ne sont pas scolarisés en raison de la fermeture des établissements dans les zones directement touchées par la crise, tandis que la malnutrition aiguë sévère connaît une augmentation alarmante dans les zones soumises à un blocus. Les femmes et les filles sont davantage exposées aux violences sexuelles et de genre lors des déplacements de population, une situation aggravée par l’absence de services spécialisés. De plus, les jeunes adultes sont confrontés à un manque d’opportunités de formation et d’emploi, ce qui alimente la frustration sociale et les risques de radicalisation.
Ce que nous faisons pour apporter un soutien et garantir la protection
Nous intervenons actuellement depuis notre bureau de Ouagadougou et dans les régions du nord du Soum et du Liptako, avec des antennes à Djibo et Gorom-Gorom. Notre action dans les zones du nord s’adresse principalement aux personnes déplacées à l’intérieur du pays et aux communautés d’accueil en situation de vulnérabilité. Dans les zones proches de la capitale, nous œuvrons pour garantir des moyens de subsistance à la population, ainsi que des systèmes d’alerte et de prévention face aux phénomènes climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents.
En matière de sécurité alimentaire, nous renforçons les systèmes agroalimentaires et distribuons de la nourriture ou des transferts monétaires aux familles ayant le moins accès à la nourriture, dans le but de réduire le recours à des stratégies de survie néfastes et de soutenir la résilience des ménages les plus exposés.
La protection, avec une attention particulière portée aux régions du nord, où la présence de groupes armés et les déplacements de population augmentent de manière exponentielle les risques pour les personnes en condition de vulnérabilité, constitue un autre axe central de notre travail : nous mettons en place des mécanismes de retour d’information, de réclamation et de réponse au sein de nos projets ; nous garantissons un soutien psychosocial et prenons en charge les cas les plus critiques ; nous créons des espaces adaptés aux enfants, où ils et elles peuvent retrouver un sentiment de sécurité et de normalité ; nous distribuons des kits d’hygiène « de dignité » et organisons des sessions de sensibilisation et de formation au sein des communautés où nous intervenons.
Dans la région centrale de Kadiogo, nous soutenons les jeunes à travers des parcours de formation technique, d’insertion professionnelle et de développement de micro-entreprises dans les secteurs agricole et zootechnique, contribuant ainsi à créer des opportunités économiques concrètes dans un contexte où le chômage des jeunes est l’une des principales causes de vulnérabilité et de radicalisation.
Nous travaillons également aux côtés du CONASUR et du Conseil national burkinabé de secours d’urgence et de réhabilitation pour renforcer les systèmes d’alerte précoce en cas d’événements climatiques extrêmes, dans le but d’anticiper les crises plutôt que de se contenter d’y répondre.
En matière de migration, notre intervention a une portée régionale et s’étend, outre le Burkina Faso, au Mali, au Bénin, à la Côte d’Ivoire et au Togo : nous œuvrons à la prévention de la migration irrégulière, luttons contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains, et garantissons la protection des femmes et des jeunes en situation de vulnérabilité, qui sont souvent les plus exposés aux abus le long des routes migratoires.
Enfin, grâce à nos activités WASH, nous construisons des systèmes d’approvisionnement en eau simplifiés à usage agricole, contribuant ainsi à améliorer l’accès à l’eau dans les communautés rurales les plus isolées.



